Expos
2024 - Voyage
Voyages est dans un premier temps un thème simple et ouvert, il a émergé de la proposition d’une participante de finir l’année 2023 par une mini-croisière sur le canal de Bruxelles à l’occasion des 30 ans de l’Heure Atelier ! Cette invitation au voyage d’abord anodine puis surprenante, a opéré comme instantanément une ouverture, une mise en perspective et une subversion de cet événement. Voyages est devenu l’emblème du trajet de l’atelier que l’on fête, de l’avenir qui s’ouvre à qui l’attend, des autoroutes qui rassemblent certains voyages de masses, des sentiers tortueux qui jalonnent leurs marges, des allers simples dans leurs singularités et des allers-retours aux devenirs ritualisant. Voyages apparaît donc dans un second temps, l’exploration d’univers infinis traversés de vaisseaux multicolores et polymorphes aux trajectoires des plus entendues ou plus inattendues.
Voyages évoque alors les parcours de chacun puis s’ouvre ensuite à l’évolution des cultures, des genres, des races, depuis nos habitus les plus communément partagés aux grandes traditions en voie de disparition. Notre époque traverse nombre de remises en question. Voyages pourra en parcourir certains horizons.
Butinerie, Atelier son en collaboration avec l’Espace 51
réalisation de balades sonores sur les lieux de vie et de circulation des participants.
Encore Encore
Capsules audios réalisées dans le cadre de l’exposition "Encore Encore" sur les rituels dans l’art et dans la vie.
Maison des Arts de Schaerbeek de février à mai 2024, en collaboration avec l’Espace 51.
Monique, Adrien et Emilie
Sanaé, Thierry, Youssra et Josiane
Thomas, Michel, Bart
2023 - Echo
Aujourd’hui encore, Echo, dans les lieux déserts où son esprit s’est réfugié, continue à répéter les mots que nous lui envoyons.
Même si la signification mythologique évoque plus la rupture du lien que son nouage, en tant qu’image, il évoque néanmoins la mise en tension d’un aller-retour, de la façon dont la stimulation de l’autre vient résonner en soi, des effets multiples de la vie en commun, et de là du mimétisme, de la résistance, des effets miroir, ou du détachement, etc... . Echo a ouvert aussi la question de l’image de soi qu’évoque celle de Narcisse, condamné lui, à être amoureux de lui-même, et de la différence entre ce que l’on croit être, espère être, et constate que l’on serait : l’écho me revient de ce que j’ai dit ou de ce que je suis, nécessairement déformé par l’autre, l’autre m’arrive nécessairement différent de ce que je suis, comment vais-je y faire écho ? Comment se supporte la différence ?
Indépendamment de cette question de la différence, du décalage de soi à soi et de soi à l’autre, viennent par Echo une série de questions liées à la communication et ses stéréotypes, liées aussi à la notion du lien, de l’amour déçu, du repli sur soi et du faire entendre sa voix. Si nos deux héros, Echo et Narcisse, dépérissent, l’une de ne plus avoir d’expression personnelle et d’être rejetée, l’autre, de ne plus avoir d’intérêt que pour sa propre personne, quelque chose renaît dans la fleur de Narcisse et survit dans la voix d’Echo… tout espoir est permis !
De la beauté de la Nymphe à la fleur de narcisse, le mythe et les artistes qui l’ont traité nous donnent en héritage une série d’images fortes dont nos participants ont pu s’inspirer.
En 2023, dans le cadre du festival schaerbeekois Lgbtquia+, SAME, l’Heure Atelier a réalisé un fanzine en collaboration avec l’Espace 51 : Ces échos qui nous regardent.
2022 - Dans la peau
La peau est la limite du corps propre, ce qui nous protège, notre interface, elle peut s’opposer à l’extérieur comme constituer la voie d’entrée de notre monde intérieur. On ne la choisit pas, elle nous est imposée, elle peut être valorisante ou stigmatisante, elle peut être blessée et source de souffrance, elle peut garder des traces, elle se dégrade avec le temps … On peut en prendre soin ou la négliger ou tenter de la transformer… Il y a, en tout cas un aller-retour intérieur extérieur, une interaction, un équilibre à établir entre qui on est, qui on se sent et l’image que notre enveloppe corporelle donne de nous.
La peau est donc par excellence un marqueur social, que l’on pense aux races, aux âges, aux tatouages, … Elle fait signe et départage, psychiquement, elle enveloppe et protège ou fait défaut et fragilise. Elle évoque donc les notions d’accueil, de tolérance, de repli, de perméabilité, d’identité, d’affirmation, ….. Du cacher au montrer, elle est vécue culturellement de diverses façons dont les rituels de par le monde témoignent de multiples façons. La peau, organe vivant, dont la texture évolue et se transforme avec le temps, a inspiré et suscité une multitude d’expérimentations plastiques, alliant matière et sensibilité. « Dans la peau » a offert aussi de nombreuses pistes d’inspiration du plus petit au plus démesuré, du plus réel au plus fantasmé, du plus concret au plus symbolique, du plus apaisé au plus tourmenté, du plus replié sur soi au plus ouvert aux autres.
2022 - Corps et Ame
Relier le thème du corps à l’ “âme" propose d’entrée de jeux de multiples voies : celle de l’expression dans sa littéralité qui convie au militantisme, se lancer dans une cause pour remettre la mise, celle de la schize bien occidentale du corps et de l’esprit et de ses possibles réconciliations, celle aussi du psychosomatique et de ses conversions, et tant d’autres opérations laissées à la discrétion de chacun !
Le projet “Corps et âme” s’est donc proposé comme une réflexion autour des questions du corps et de ce qui l’habite, de comment on l’habite, l’incarne, le donne à voir, ou le cache, … Il a impliqué à la fois un questionnement sur l’autre et ses interactions par rapport à soi et un questionnement sur soi et les interactions entre nos âmes et nos corps.
Abordé à différentes échelles, le projet Corps et Ame a permis d’aborder comment L’Heure Atelier consiste en soi en un engagement citoyen non seulement par ce que les oeuvres produites peuvent exprimer en soi comme témoignage citoyen mais aussi par l’implication possible dans la vie collective du 51 où nous nous trouvons aux côtés du projet, des membres et donc de la collectivité de l’Espace 51.







































































